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dimanche 12 décembre 2010

Les chiffres et leur signification.

LA SIGNIFICATION DES NOMBRES


UN :
Symbole de l'homme debout : seul être vivant jouissant de cette faculté, au point que certains anthropologues font de la verticalité un signe distinctif de l'homme, plus radical encore que la raison.
L' Un se retrouve également dans les images de la pierre dressée, du phallus érigé, du bâton vertical : il représente l'homme actif, associé à l'oeuvre de la création.
L'un est également le Principe. Non manifesté, c'est de lui que découle cependant toute manifestation et c'est à lui qu'elle revient, son existence éphémère épuisée ; il est le principe actif ; le créateur. L' Un est le lieu symbolique de l'être, source et fin de toutes choses, centre cosmique et ontologique.

Symbole de l'être, mais aussi de la Révélation, qui est la médiatrice pour élever l'homme par la connaissance à un niveau d'être supérieur. L' Un est aussi le centre mystique, d'où rayonne l'Esprit, comme un soleil.

Il y a lieu de distinguer avec Guénon l'un de l'unicité, celle-ci exprimant l'être absolu et sans commune mesure, le transcendant, le Dieu unique ; celui-là admet au contraire la génération du multiple homogène et la réduction du multiple à l'un, à l'intérieur d'un ensemble émanation-retour, dans lequel joue le pluralisme interne et externe.

Tout d'abord, le un (yak) représente Dieu l' Unique ; il s'écrit de la même façon que la lettre alif (= a), la première de l'alphabet arabo-persan.



DEUX :
Symbole d'opposition, de conflit, de réflexion, ce nombre indique l'équilibre réalisé ou des menaces latentes. Il est le chiffre de toutes les ambivalences et des dédoublements. Il est la première et la plus radicale des divisions (le créateur et la créature, le blanc et le noir, le masculin et le féminin, la matière et l'esprit, etc.), celle dont découlent toutes les autres. Il était attribué dans l'Antiquité à la Mère ; il désigne le principe féminin. Et parmi ses redoutables ambivalences, il peut être le germe d'une évolution créatrice aussi bien que d'une involution désastreuse.

Le nombre deux symbolise le dualisme, sur lequel repose toute dialectique, tout effort, tout combat, tout mouvement, tout progrès. Mais la division est le principe de la multiplication, aussi bien que de la synthèse. Et la multiplication est bipolaire, elle augmente ou diminue, selon le signe qui affecte le nombre.

Le deux exprime donc un antagonisme, qui de latent devient manifeste ; une rivalité, une réciprocité, qui peut être de haine autant que d'amour ; une opposition, qui peut être contraire et incompatible, aussi bien que complémentaire et féconde.

Une image double dans la symbolique, deux lions, deux aigles, etc. renforce, en la multipliant, la valeur symbolique de l'image ou, à l'inverse, en la dédoublant, montre les divisions internes qui l'affaiblissent.

TROIS :
Trois est universellement un nombre fondamental. Il exprime un ordre intellectuel et spirituel, en Dieu, dans le cosmos ou dans l'homme. Il synthétise la tri-unité de l'être vivant, ou il résulte de la conjonction de 1 et de 2, produit en ce cas de l' Union du Ciel et de la Terre. Le Tao produit un ; un produit deux ; deux produit trois...Mais le plus souvent, 3 comme nombre, premier impair, est le nombre du Ciel et 2 le nombre de la Terre, car 1 est antérieur à leur polarisation. 3, disent les Chinois, est un nombre parfait (tch'eng), l'expression de la totalité, de l'achèvement de la manifestation : l'homme, fils du Ciel et de la Terre, complète la Grande Triade. C'est d'ailleurs, pour les Chrétiens, la perfection de l'Unité divine : Dieu est Un en trois Personnes. Le Bouddhisme possède son expression achevée en un Triple Joyau, ou Triratna (Bouddha, Dharma, Sangha) ; ce que les Taoïste ont traduit à leur propre usage : Tao, Livres, Communauté.
Le temps est triple (Trikâla) : passé, présent, avenir ; le monde est triple (Tribhuvana) : terre, atmosphère, ciel ;
Les Rois mages sont trois : ils symbolisent, a noté Guénon, les trois fonctions du Roi du Monde, attestées dans la personne du Christ naissant : Roi, Prêtre et Prophète. Trois encore sont les vertus théologales ; trois les éléments du Grand Oeuvre alchimique : le soufre, le mercure et le sel.

QUATRE :
Les significations symboliques du quatre se rattachent à celles du carré et de la croix. Depuis les époques voisines de la préhistoire, le 4 fut utilisé pour signifier le solide, le tangible, le sensible. Son rapport avec la croix en faisant un symbole incomparable de plénitude, d'universalité, un symbole totalisateur. La croisée d'un méridien et d'un parallèle divise la terre en quatre secteurs. Dans tous les continents, chefs et rois sont appelés : Maîtres des quatre mers... des quatre soleils... des quatre parties du monde... etc : ce qui peut signifier à la fois l'étendue de leur pouvoir en surface et la totalité de ce pouvoir sur tous les actes de leurs sujets.

Il existe quatre points cardinaux, quatre vents, quatre piliers de l'Univers, quatre phases de la lune, quatre saisons, quatre éléments, quatre humeurs, quatre fleuves du Paradis, quatre lettres dans le nom de Dieu (YHVH), du premier des hommes (Adam), quatre bras de la crois, quatre Evangélistes, etc. Le quatre désigne le premier carré et la décade ; la tétrachtys pythagoricienne, est produite par l'addition des quatre premiers nombres (1 + 2 + 3 + 4). Le quatre symbolise le terrestre, la totalité du créé et du révélé.

Cette totalité du créé est en même temps la totalité du périssable. Il est singulier que le même mot shi signifie en japonais quatre et mort. Aussi, les Japonais évitent-ils avec soin de prononcer ce mot ; ils les remplacent dans la vie quotidienne par Yo ou Yon.

CINQ :
Le nombre 5 tire son symbolisme de ce qu'il est, d'une part, la somme du premier nombre pair et du premier nombre impair (2 + 3) ; d'autre part, le milieu des neuf premiers nombres. Il est signe d' union, nombre nuptial disent les Pythagoriciens ; nombre aussi du centre, de l'harmonie et de l'équilibre. Il sera donc le chiffre des hiérogamies, le mariage du principe céleste (3) et du principe terrestre de la mère (2).

Il est encore symbole de l'homme (bras écartés, celui-ci paraît disposé en cinq parties en forme de croix : les deux bras, le buste, le centre – abri du coeur – la tête, les deux jambes). Symbole également de l'univers ; deux axes, l'un vertical et l'autre horizontal, passant par un même centre ; symbole de l'ordre et de la perfection ; finalement, symbole de la volonté divine qui ne peut désirer que l'ordre et la perfection.

Il représente aussi les cinq sens et les cinq formes sensibles de la matière : la totalité du monde sensible.
L'harmonie pentagonale des Pythagoriciens laisse sa marque dans l'architecture des cathédrales gothiques. L'étoile à cinq branches, la fleur à cinq pétales est placée, dans le symbolisme hermétique, au centre de la croix des quatre éléments : c'est la quint-essence, ou l'éther. Le 5 par rapport au 6 est le microcosme par rapport au macrocosme, l'homme individuel par rapport à l'homme universel.

SIX :
Il marque essentiellement l'opposition de la créature au Créateur dans un équilibre indéfini. Cette opposition n'est pas nécessairement de contradiction ; elle peut marquer une simple distinction, mais qui sera la source de toutes les ambivalences du six. Il peut pencher vers le bien, mais aussi vers le mal, vers l'union à Dieu, mais aussi vers la révolte. Il est le nombre des dons réciproques et des antagonismes, celui du destin mystique. Il est une perfection en puissance ; ce qui s'exprime par le symbolisme graphique de six triangles équilatéraux inscrits dans un cercle : chaque côté de chaque triangle équivaut au rayon du cercle et six est presque exactement le rapport de la circonférence au rayon (2π). Mais cette perfection virtuelle peut avorter et ce risque fait de 6 le nombre de l'épreuve entre le bien et le mal.

Dans l'Apocalypse, le nombre 6 aurait une signification nettement péjorative ; il serait le nombre du péché. C'est aussi le chiffre de Néron, le sixième empereur. On peut dire ici que l'épreuve a mal tourné. De même le faux prophètes, l'Antéchrist de l'Apocalypse, sera marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom... que l'homme doué d'esprit calcule le chiffre de la Bête, c'est un chiffre d'homme : son chiffre c'est 666.

D'après l'analyse des contes de fées, le six serait l'homme physique sans son élément sauveur, sans cette ultime partie de lui-même qui lui permet d'entrer en contact avec le divin. Aussi le chiffre 6 était-il consacré dans l'Antiquité à Vénus-Aphrodite, déesse de l'amour physique. Là non plus, la virtualité n'a pas été couronnée de succès.

Le monde fut créé en six jours. Il le fut, remarque Clément d' Alexandrie, dans les six directions de l'espace, les quatre cardinales, le zénith et le nadir. La tradition juive le fait durer pendant six millénaires. Comme Clément fait correspondre le développement cosmique dans le temps et l'espace. Abù Ya'qûb Sejestanî fait correspondre aux six jours de la création, nombre parfait, les six énergies du monde, les six faces du solide ; ésotériquement, les prophètes des six périodes.


SEPT :
Sept correspond aux sept jours de la semaine, aux sept planètes, aux sept degrés de la perfection, aux sept sphères ou degrés célestes, aux sept pétales de la rose, aux sept têtes du naja d'Angkor, aux sept branches de l'arbre cosmique et sacrificiel du chamanisme, etc.

Certains septénaires sont symboles d'autres septénaires ; ainsi la rose aux sept pétales évoquerait les sept cieux, les sept hiérarchies angéliques, tous ensembles parfaits. Sept désigne la tonalité des ordres planétaires et angéliques, la totalité de l'ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l'ordre spirituel. Il était chez les Egyptiens symbole de vie éternelle. Il symbolise un cycle complet, une perfection dynamique. Chaque période lunaire dure sept jours et les quatre périodes du cycle lunaire (7 x 4) ferment le cycle. Philon observe à ce propos que la somme des sept premiers nombres (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7) arrive au même total : 28. Sept indique le sens d'un changement après un cycle accompli et d'un renouvellement positif.

Le nombre sept est caractéristique du culte d' Apollon ; les cérémonies apolliniennes se célébraient le septième jour du mois. En Chine également, les fêtes populaires avaient lieu un septième jour. Il apparaît dans d'innombrables traditions et légendes grecques : les sept Hespérides, les sept portes de Thèbes, les sept fils et sept filles de Niobé, les sept cordes de la lyre, les sept sphères, etc. Il y a sept emblèmes du Bouddha. Les circumambulations de La Mecque comprennent sept tours. Il se trouve exprimé, si l'on y ajoute le centre, dans l'hexagramme. La semaine comprend six jours actifs, plus un jour de repos, figuré par le centre ; le ciel six planètes (dans le comput ancien), le soleil étant au centre ; l'hexagramme six angles, six côtés ou six branches d'étoiles, le centre jouant le rôle d'un septième ; les six directions de l'espace ont un point médian ou central, qui donne le nombre sept. Il symbolise la totalité de l'espace et la totalité du temps.

Associant le nombre quatre, qui symbolise la terre (avec ses quatre points cardinaux) et le nombre trois, qui symbolise le ciel, sept représente la totalité de l'univers en mouvement.
Le septénaire résume aussi la totalité de la vie morale, en additionnant les trois vertus théologales, la foi, l'espérance et la charité, et les quatre vertus cardinales, la prudence, la tempérance, la justice et la force.

Les sept couleurs de l'arc-en-ciel et les sept notes de la gamme diatonique révèlent le septénaire comme un régulateur des vibrations, vibrations dont plusieurs traditions primitives font l'essence même de la matière.
On prête à Hippocrate cette sentence : le nombre sept, par ses vertus cachées, maintient dans l'être toutes choses : il dispense vie et mouvement ; il influence jusqu'aux êtres célestes.

Sept est le nombre, a-t-on noté d'abord, de l'achèvement cyclique et de son renouvellement. Le monde ayant été créé en six jours, Dieu chôma le septième et en fit un jour saint : le sabbat n'est donc pas vraiment un repos extérieur à la création, mais son couronnement, son achèvement dans la perfection. C'est ce qu'évoque la semaine, durée d'un quartier lunaire.
Le nombre 7 est bien universellement le symbole d'une totalité, mais d'une totalité en mouvement ou d'un dynamisme total. Il est, comme tel, la clef de l'Apocalypse (7 églises, 7 étoiles, 7 Esprits de Dieu, 7 sceaux, 7 trompettes, 7 tonnerres, 7 têtes, 7 fléaux, 7 coupes, 7 rois...). Sept est le nombre des cieux bouddhiques. Avicenne décrit aussi les Sept Archanges princes des sept Cieux, qui sont les sept Veilleurs d'Hénoch et correspondent aux sept Rishi védiques. Ceux-ci résident dans les sept étoiles de la Grande Ourse, avec lesquelles les Chinois mettent en rapport les 7 ouvertures du corps et les 7 ouvertures du coeur. La lampe rouge des sociétés secrètes chinoises a 7 branches, comme le chandelier des Hébreux.

HUIT :
Huit est universellement le nombre de l'équilibre cosmique. C'est le nombre des directions cardinales, auquel s'ajoute celui des directions intermédiaires ; le nombre de la rose des vents, de la Tour des Vents athénienne. C'est souvent le nombre des rayons de la roue, de la rouelle celtique à la Roue de la Loi bouddhique. l'octogone, ont aussi une valeur de médiation entre le carré et le cercle, entre la Terre et le Ciel, et sont donc en rapport avec le monde intermédiaire.

L'iconographie et l'architecture hindoues font une large place au symbolisme de l'octade ; les bras de Vishnu sont au nombre de huit, correspondant aux huit Gardiens de l'espace

Ce symbolisme de l'équilibre central, qui est aussi celui de la Justice, se retrouve, notons-le encore, dans l'ogdoade pythagoricienne. Un autre aspect du symbole ressort du fait que le Japon, depuis une époque très reculée, est dénommé par ses habitants Grand-Huit-Iles, pour dire qu'il est constitué d'une quantité innombrable d' îles. C'est un chiffre que l'on rencontre très souvent dans les plus anciens textes sacrés shintoïstes avec ce sens de multiple. Il est devenu un chiffre sacré. Mais le huit n'est pas l'innombrable indéfini et dispersé ; c'est l'innombrable constituant une entité qui s'exprime par le huit.

Un exemple de notre époque ; à Yokohama a été édifié, en 1932, un centre national d'éducation spirituelle. Il est de plan octogonal et renferme à l'intérieur les statues de huit sages du monde : Câkya-muni, Confucius, Socrate, Jésus, le prince Shôtoku (VIIe siècle), Kôbô Daishi (Ixe siècle, japonais), les prêtres Shinran et Nichiren (XIIIe siècle, japonais). La forme octogonale n'a pas été choisie en raison de l'existence de huit sages dans le monde ; ce nombre de huit sages n'est d'ailleurs pas non plus limitatif ; la forme du temple et ce nombre de sages signifient la sagesse infinie aux formes innombrables, au centre de tout effort spirituel, de toute éducation et de toute recherche.


NEUF :
Dans les écrits homériques, ce nombre a une valeur rituelle. Déméter parcourt le monde pendant neuf jours à la recherche de sa fille Perséphone ; Letô souffre pendant neuf jours et neuf nuits les douleurs de l'enfantement ; les neufs Muses sont nées de Zeus, lors de neuf nuits d'amour. Neuf semble être la mesure des gestations, des recherches fructueuses et symbolise le couronnement des efforts, l'achèvement d'une création.

Les Anges, selon le Pseudo-Denys l'Aréopagite, sont hiérarchisés en neuf choeurs, ou trois triades : la perfection de la perfection, l'ordre dans l'ordre, l'unité dans l'unité.
Chaque monde est symbolisé par un triangle, un chiffre ternaire : le ciel, la terre, les enfers. Neuf est la totalité des trois mondes.

Neuf est un des nombres des sphères célestes. Il est encore, symétriquement, celui des cercles infernaux. C'est la raison des neuf noeuds du bambou taoïste, des neuf (ou des sept) encoches du bouleau axial sibérien. C'est la raison aussi des neufs degrés du trône impérial chinois, et des neuf portes qui le séparent du monde extérieur, car le microcosme est à l'image du Ciel. Aux neuf Cieux s'opposent les neuf Sources, qui sont le séjour des morts.

Neuf est aussi la mesure de l'espace chinois : nombre carré du lo-chou, nombre des régions dont les neuf pasteurs apportèrent le métal pour la fonte des neufs chaudrons. Ultérieurement, la Chine comptait 18 provinces, soit deux fois 9 ; mais, selon Sseuma ts'ien, elle occupait 1/81 du monde. Dans le mythe de Houang-ti, Tch'eyeou n'est pas un, mais 81 (ou 72), ce qui exprime la totalité d'une confrérie. Et ce n'est pas par hasard si le Tao-te king compte 81 chapitres (9x9).

Si neuf est chez Dante comme partout ailleurs le nombre du Ciel, il est aussi celui de Béatrice, laquelle est elle-même un symbole de l'Amour.

Selon René Allendy (ALLN, 256, s) le nombre neuf apparaît comme le nombre complet de l'analyse totale. Il est le symbole de la multiplicité faisant retour à l'unité et, par extension, celui de la solidarité cosmique et de la rédemption. Tout nombre, quel qu'il soit, dit Avicenne, n'est autre que le nombre neuf et son multiple, plus un excédent, car les signes des nombres n'ont que neuf caractères et valeurs avec le zéro. Les Egyptiens nommaient le nombre neuf la Montagne du Soleil : la grande neuvaine était faite de l'évolution dans les trois mondes, divin, naturel et intellectuel, de l'archétype trinitaire Osiris-Isis-Horus, représentant l'Essence, la Substance et la Vie. Pour les platoniciens d' Alexandrie, la Trinité divine primordiale se subdivisait également par trois, formant les neuf principes. C'est volontairement, ajoute Allendy, que l'architecture chrétienne a cherché à exprimer le nombre neuf : ainsi le sanctuaire de Paray-le-Monial est-il éclairé par neuf fenêtres.

L'initiation orphique aurait de même admis trois ternaires de principes, le premier comprenait la Nuit, le Ciel, le Temps ; le second, l'Ether, la Lumière, les Astres ; le troisième, le Soleil, la Lune et la Nature ; ces principes constituaient les neuf aspects symboliques de l'Univers. Le nombre neuf, dit Parménide, concerne les choses absolues. Les neuf muses représentent, par les sciences et les arts, la somme des connaissances humaines. Liturgiquement, la neuvaine représente l'achèvement, le temps complet.

Neuf, étant le dernier de la série des chiffres, annonce à la fois une fin et un recommencement, c'est-à-dire une transposition sur un nouveau plan. On retrouverait ici l'idée de nouvelle naissance et de germination, en même temps que celle de mort. Il exprime la fin d'un cycle, l'achèvement d'une course, la fermeture de la boucle.

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